Xénie Aliya - part 2 -

Xénie Aliya - part 2 -

 

              ,.. mais au royaume Salomon toutes les reines étaient jalouses car une prophétie avait prédit dans l'oracle du Gour la venue au monde d'une sublime houri, pro du Kalam qui au grand dam des princesses d'Harmonie serait une épouse de dieu parfaite,..

 

,.. Del-dardmand toujours mais résignées telles des pélobates, les belles zohnées sous la jakrat d'al-ghalaba des charmes, la masti du désir, en banafshé muet de  beauté, faisaient des beit chantés, buvaient des jâm jâm d'ambroisie jamée,..

 

,.. puis se regardaient dans le yiti-nemâ, chassaient l'homâ, à leurs fossettes travaillaient leur shivé en pellez vers la Mé enfin d'un tour rapide tournaient la tcharkh e falak en roue de fortune pour tenter de prendre sur le fait leurs nadîms aux merkades d'éléphantes marquées mais en vain car rien n'y faisait, tous leurs signes étaient contraires,.. 

 

,.. c'est ainsi que la nuit du laylat al-Qadr, Xénie Aliya eut une année entière de lune,..

 

,.. dès lors tout se budah calma et la Himamée la laissa aller jouer dans les vergers d'Iram où elle virevoltait de longues heures autour des pommiers d'or pour finir par se poser de branches en branches se laisser glisser jusqu'à leurs pieds s'apaiser doucement bercée,..

 

,..  jusqu'au crépuscule où des servantes venaient délicatement la retirer pour la déposer en sa crèche de mousse,..

 

,.. là sur sa couche avant qu'elle ne s'endorme aux clartés hulules un mogh lui contait alors l'histoire des fantasia d'Hârût Mârût,..

 

,.. les aventures du joyeux Rend au grand coeur en mal lâlé, se coiffant de tâj, de kolâh de yâr que l'on envoyait le plus souvent au Ridwân se promener en Mogol se moquant de tout au safâ, narguant le Hakim Guilé jusqu'au zolfs des deir-el kohan,..

 

,.. et même le grand Zoroastre auquel il lui volait pour s'amuser ses trésors de kharâbats,..

 

,.. dans la nuit Xénie repliée au segjin dans le creux des lichens  écoutait oreilles collées aux fines racines elle voyageait toute essorillante  au son des mésaventures du DiTi d'al-habib joyeux bouffon aux ordres du grand veneur donneur d'al-houbb dont il se jouait toujours,..

 

,.. puis dans les chants des Hijacking Farsi doucement elle s'endormait, rêvant d'irish phoenix, de fées mordeuses, de dragons-lions-rémoras que sa sœur était chizpurfle,..

 

,.. son père bandimon porteur de la flamme feulouse e-roe al faeries ou qu'elle avait soudainnement pour frères de fangieux fofadets califats et pour lointains cousins timourides de kandalar des Badaka porlocks de mastock,..

 

,.. lentement épuisée à force de dénombrer tant d'ascendance en descendance  au balancement rythmé des charmants bôtans elle s'enfonçait loin, encore plus loin au centre du monde des hîma shiva,..

 

,.. vers un imaginaire si lointain qu'il n'était pas atteignable en une seule nuit mais en mille,..

 

,.. nuits de sommeil qu'il lui fallait ainsi traverser pour enfin parvenir à destination au plus profond de l'étrange pays de Songes,..

 

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Découvrez la légende d'Aliya,..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Article ajouté le 2009-02-03 , consulté 79 fois

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