Vache vole folle !

Vache folle vole !!          

 

 

         ,..Voilà que j'en ai assez de vos chants mortuaires, de vos coussins de velours aux ombres des soirs, de vos piercings de marbre sur vos joues cimetières au gisant de vos visages pâles verdissant au bleu-noir,..

 

,.. Oui ! J'en ai assez de vos regards effarés, de  vos grimaces à la chaux figée dans l'éternelle attente, de cette pourriture au creux de mes tempes de ces vers salivant déjà sur mon mortel arrêt,..

 

,.. hraaa,.. j'en ai assez de cette fascination morbide,  des hymnes à la mort-née vous gonflant le bide, mon Raie !,.. De vos romantiques mièvreries, de vos obsessions, de toutes ces bohémienneries,..

 

,.. que ne reste-il davantage de survivants ! Où sont nos anciens,  nos vieux ? Ubi sunt ? Nos poètes, nos amis étonnants ! Nos chers disparus aux  binocles  d'écailles Rouge-Feu !!,..

 

,.. j'en ai assez désormais plus d'existence perdue à jamais, de pensées laissées en instance de travaux inachevés en vie no finito,..

 

,.. demain quand je recevrai mon flyer, mon  pass  pour  l'after aux acid trooper, en ma campagne vous irez chercher aux prairies Vert-Feuille parmi les brebis  par milliers ma Number Dolly  !,..

 

,.. de ma belle  qui m'est destinée au pré salé d'un baiser vous l'endormirez pour ouvrir au scalpel son abdomen chaud et doucement greffer  en sa panse mon beau cerveau,..

 

,.. en sa chair tremblante mes pensées fourchues feront sur sa tête des barbes de biques, des trucs pas catholiques ondoyants en cerceaux inconnus,..

 

,.. les vents mugissent, les montagnes vibrent, je renifle l'odeur des roches, dévale les plaines, sur ma poitrine des vagues de hautes herbes s'écrasent sur moi, je vois des gazelles, des tigres  aux regards pleins d'effroi s'enfuir à mon approche,..

 

,.. quelques fois sous  mes laines vierges de mouton mérinos égaré aux viles vapeurs de bête humaine je parcours les villes surpeuplées et mes désirs me font encore de bien vilaines bosses, look ! Mon bon  pasteur toutes mes ardeurs !,..

 

,.. viens t'étendre à mes côtes sentir battre mon flanc gigote,.. Da ! Regarde sans les mains, sans les pieds ! Je vis à quatre pattes,  reine des quartiers coloriés, je me promène portant pompons, jarretelles ou cravates c'est selon,..

 

,.. la nuit dans les fabulous bergeries, je couine des trashs ultra-gores, psy-sex en suaves bêlements, à fairie naître aux rappeurs de nouvelles envies,..

 

,.. que n'en  faites-vous pas de prodigieux enregistrements, des slams à changer de vie en nouvelles langues tout simplement un peu de poésie,..

 

,.. plissez le front d'hantise, je suis l'archange des nouvelles danses, l'avenir me réclame aux couches diaprées, au sortir des  langes une dernière fois je vous le dit en vérité dans le cœur il n'y a rien  de nature humaine,

 

,.. que des trucs et bricoles, d'organiques bêtises, des tuyaux des veines véhiculant avec peine notre quotidienne malchance,..

 

,.. oui,..  notre réalité est ailleurs alors pourquoi pas dans une brebis Dolly en copie neuve sur une cellule souche grandissant sur le dos d'une fine mouche ou en vache folle s'éloignant à tire d'aile avec mon cerveau connecté sur internet en wifi,.. oh je vole,..

 

 

 

 

Suite,..

Grand Corps de Jade  !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Article ajouté le 2009-01-06 , consulté 67 fois

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